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La
GALETTE du DÉPUTE
L'électeur, qui
s'est passionné pour les Présidentielles en mai, s'est désintéressé
des Législatives en juin. C'est le rôle flou des députés qui est en
jeu sans doute. On les imagine n'avoir comme simple rôle que de dire
oui quand la proposition de loi émane de leur parti, et non quand elle
vient d'ailleurs. Ce n'est pas si loin de la vérité car s'il y a en
France, actuellement environ 520 000 textes en vigueur, le député -
législateur n'intervient que pour moins de 2% d'entre eux. Les allers
et retours hebdomadaires des députés en session vers la capitale sont
pris en charge financièrement par l'Assemblée, donc par nous. Le député
perçoit chaque mois de son mandat un salaire brut de 6 952, 91 €, une
indemnité représentative de frais de mandat de 6 278 € brut, une dotation
téléphonique de 4780 € et quelques avantages (poste, taxis, hôtels,
retraite car ici chaque année compte double). Il perçoit aussi un crédit
de 8 949€ pour les collaborateurs qu'il choisit. Ce scrutin demeure
une manne financière importante, puisque chaque voix rapporte 1,60 euro
au parti. Pour les petits partis, l'objectif est bien souvent de présenter
un maximum de candidats afin de renflouer les caisses avec un minimum
d'investissement. Certains ont les mêmes affiches pour tous leurs candidats,
sans nom ni photo et d'autres laissent résolument vierges leurs panneaux
électoraux et n'envoient pas de profession de foi. Peut-être que les
électeurs n'ont pas envie de grossir les dépenses de l'état, et que
c'est pour cette raison qu'ils ont fait l'élection buissonnière ces
dimanches. Ils se réveilleront certainement pour les municipales de
2008, pour voter enfin pour un politique qui représente le premier maillon
de la démocratie dans notre pays.
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